Les proies naturelles de l’Autour des palombes

Mis à jour : 26 nov. 2019





L’autour est certainement le rapace le plus polyvalent. Cette capacité lui est dictée par son mode de vie. Peu migrateur, il occupe un même territoire d’environ 3000 hectares pendant toute son existence. Ses prélèvements ne doivent donc pas dépasser la limite de sécurité des espèces au risque de compromettre sa propre existence.


Varier ses proies lui permet de garantir sa ressource alimentaire. Sur ce sujet une étude exceptionnelle fut publiée en 1965 dans un ouvrage «  Les rapaces : leur rôle dans la nature » de Phillipe Pouplard et Jean François Terrasse. A cette époque, l’enjeu était de savoir si l’autour devait être sorti ou non de la liste des nuisibles du fait de son supposé impact sur le gibier. Un inventaire quasi exhaustif de son régime alimentaire a permis de contribuer à sa protection.

Cette étude, dirigée par le Docteur Heinz BRULL, a été réalisée dans la réserve de chasse de Rissel Hom près de Hambourg, par une équipe de biologistes sur une période de 10 ans.

Ce territoire, au biotope varié, abritait un couple d’autour de septembre à juin et 2 ou 3 jeunes de plus entre juin et septembre. Ces jeunes migraient hors de la zone des parents dès le mois d’octobre.

Le tableau suivant représente donc ces 10 années d’observations et d’analyses des restes de proies et des pelotes de rejection.

Pigeons 1437 (ramiers : 702, domestiques 735)

Etourneaux, grives et merles : 743

Lapins : 444

Perdrix : 342 (2/3 adultes, 1/3 juvéniles)

«Becs droits» : 269 (geai des chênes : 111 Corneille noire : 91 Pies : 67

Passereaux : 199 (dont Alouettes 57, Bruant Jaune 25, Pinson : 59

Lièvre 119

Faisans : 62 (1/2 adultes, 1/2 juvéniles)

Vanneaux : 56

Poules domestiques : 50

Colvert: 20

Pics 17 (épeiche, 5 vert 9, pic noir 3)

Faucon crécerelle 13

Coucou gris 11

Poules d’eaux 10


D’autres proies sont rapportées selon une fréquence moindre illustrent bien le caractère opportuniste de l’autour.

Sarcelles 8

Chouette chevêche 7

Buse 6

Epervier : 4

Choucas des tours : 6

Campagnols 6

Goéland 5


Enfin les proies rares observées une ou deux fois, dont on peut supposer, pour certaines, qu’il s’agissait d’animaux fragilisés: Chat, hermine, belette, faucon hobereau, chouette hulotte, héron cendré, bécasse, bécassine, huppe, écureuil, engoulevent, pluvier doré, hirondelle, foulque, musaraigne.


L’extrême diversité observée est riche d’enseignement. Tout d’abord le nom d’autour de palombes est bien totalement justifié. Plus de 50% des prises. La très bonne capacité naturelle de prise des turdidés (étourneaux, merles, grives, 2ème type de proies en fréquence) est peu mise à profit en autourserie. On pense souvent que l’épervier y est plus adapté. Or le même ouvrage mentionne, pour l’épervier, 75% de prises de passereaux, pour seulement 10% de grives et merles, et 2% d’étourneaux. A contrario, certaines proies naturelles rares comme le héron et le goéland n’effraient pas les oiseaux qui s’y spécialisent par « dérive »...ou nécessité.

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